

Et si tout plaquer pour retrouver du sens, c’était possible ? Solène et Michel-Ange l’ont fait. À deux, ils ont lancé Dandy Craft, une marque de soins 100 % honnête, née entre deux biberons et trois brainstormings. Rencontre avec un duo qui prouve qu’on peut entreprendre autrement, sans perdre le nord — ni son humour.
C’est quoi l’histoire derrière Dandy Craft Skincare ? Comment vous est venue l’idée, et à quel moment vous vous êtes dit “ok, on y va” ?
Dandy Craft, c’est d’abord une envie de retrouver du sens, à un moment de nos vies où tout s’accélérait sans vraiment nous nourrir. On était tous les deux salariés, pris dans un quotidien très stressant, avec peu de temps de qualité à deux… Et en parallèle, on traversait un parcours compliqué pour avoir un enfant. Ce contexte a été un vrai électrochoc : on a eu besoin de repenser notre façon de vivre, de travailler et surtout de créer quelque chose qui nous ressemble vraiment.
L’idée d’une marque de soins naturels, honnête et engagée, est née de là. Michel-Ange, qui est chimiste de formation, avait toujours eu envie de retrouver son domaine de cœur. Il rêvait de créer des produits à la fois efficaces, sensoriels et sans compromis. De mon côté, j’avais envie de raconter une autre histoire de la beauté : plus sincère, plus humaine, plus durable. On a pris le temps de construire le projet ensemble, jusqu’à ce qu’on se dise : « Si on ne le fait pas maintenant, on ne le fera jamais. »
Et le plus beau dans tout ça, c’est que peu de temps après avoir décidé de se lancer… on a appris qu’on attendait un enfant. Notre fils est né en même temps que notre campagne de lancement, au printemps 2023. Une vraie double naissance, pleine de symboles, de défis, mais surtout beaucoup de sens.
Est-ce que vous aviez toujours eu cette envie d’entreprendre à deux, ou c’est le projet qui vous a naturellement réunis ?
C’est vraiment le projet qui nous a réunis sur le terrain de l’entrepreneuriat. On n’avait pas planifié de créer une boîte ensemble, mais en partageant nos réflexions, nos frustrations, nos aspirations profondes, on s’est rendu compte qu’on tenait peut-être quelque chose. Un projet qui cochait toutes les cases de ce qu’on avait envie de défendre humainement, professionnellement, écologiquement.
On forme un duo assez atypique : on est en couple, oui, mais surtout très différents dans nos façons d’être. Et paradoxalement, c’est ce qui fait notre force. On se complète sans se marcher dessus. Il y a Michel-Ange, le méthodique, l’intuitif de la matière, ultra rigoureux dans ses formulations. Et moi, plus dans l’émotion, la narration, la stratégie de marque. C’est un équilibre qu’on apprend à cultiver chaque jour. Et oui, c’est aussi un challenge supplémentaire de conjuguer nos deux personnalités fortes dans la sphère pro comme perso.
Mais on se connaît par cœur, on lit souvent entre les lignes, ce qui nous permet d’anticiper, de nous ajuster rapidement et surtout de garder le cap ensemble. On brainstorme autant autour d’un bureau que dans la voiture ou en se brossant les dents. On est une famille qui entreprend ensemble, dans le vrai sens du terme. C’est un parcours qu’on écrit à deux (trois), au fil des idées, des opportunités, des doutes parfois… mais toujours avec ce but commun qui nous relie et qu’on porte à voix haute, au quotidien.
Entre la formulation et la communication, vos profils sont très complémentaires. Comment vous êtes-vous réparti les rôles ? Est-ce que ça a été fluide tout de suite ?
La répartition s’est faite assez naturellement, mais comme dans toute aventure à deux, ça a demandé quelques ajustements au fil du temps. Disons qu’on avait chacun notre “terrain de jeu” : Michel-Ange est un artisan dans l’âme, il peut passer des heures à produire nos soins et à en imaginer de nouveaux sans jamais se lasser. De mon côté, je suis issue de la communication, du branding et de l’écriture. Ce que j’aime, c’est faire parler les projets, leur donner du sens, les inscrire dans un récit plus large.
On savait dès le départ que nos compétences étaient complémentaires. Mais ce n’est pas parce qu’on se connaît bien qu’on collabore forcément sans friction ! Il a fallu apprendre à écouter l’autre vraiment, à comprendre son univers, ses contraintes, ses intuitions aussi. C’est presque comme si on avait dû apprendre un nouveau langage commun.
Travailler en couple, ça ressemble à quoi au quotidien ? Vous avez mis en place des règles pour garder un équilibre entre boulot et vie perso ?
C’est à la fois intense, ultra stimulant… et parfois un peu sportif ! On est ensemble H24, donc il n’y a pas vraiment de coupure nette entre notre vie pro et notre vie perso. On a essayé au début de poser des règles (par exemple : ne pas parler boulot le soir, séparer les moments pro et les moments en famille, etc.) mais la vérité, c’est que tout est assez poreux. Et finalement, on a fini par l’assumer.
Nos journées ressemblent souvent à un grand puzzle logistique : une matinée de production, une réunion client pendant la sieste du petit, un point stratégie dans la voiture... C’est du multitâche permanent, mais c’est aussi ce qui rend cette aventure unique.
Ce qui nous sauve, c’est qu’on se connaît par cœur. On sait quand l’autre a besoin de souffler, quand il faut prendre le relais, quand on peut foncer ou quand il faut lever le pied. Il y a une confiance mutuelle très forte. Et surtout, on partage la même envie de faire grandir ce projet sans sacrifier notre équilibre de vie. C’est notre entreprise, mais c’est aussi notre vie de famille qui se construit en parallèle, ce qui donne beaucoup de sens à tout ce qu’on fait.
Bien sûr, il y a des désaccords, des moments de fatigue, mais on essaie toujours de revenir à l’essentiel : pourquoi on a lancé Dandy Craft et ce qu’on veut en faire ensemble.
Monter une boîte pendant une grossesse, ce n’est pas le scénario le plus simple. Comment avez-vous géré cette période où tout s’accélère des deux côtés ?
C’est vrai que, vu de l’extérieur, ça peut sembler un peu fou… et en même temps, ça a été un vrai tournant pour nous. Ce qu’on raconte peu, c’est que le projet bébé n’aboutissait pas au départ. On vivait à cent à l’heure dans nos boulots respectifs, avec beaucoup de stress et très peu de temps de qualité à deux. Et puis, un jour, on a pris une grande décision : ralentir, changer de cap, se recentrer sur ce qui avait vraiment du sens pour nous. C’est dans ce contexte qu’est né Dandy Craft.
Et là, un peu comme un clin d’œil de la vie, c’est aussi à ce moment-là qu’on a appris la grossesse. Le timing était dingue. Notre fils est littéralement né au moment où nos tout premiers produits arrivaient sur le marché, au printemps 2023, en plein lancement de notre campagne Ulule.
On a tout vécu en parallèle : les nuits blanches, les formulations finales, la logistique des colis, les biberons, les rendez-vous avec les fournisseurs. On a appris à tout construire en même temps : une marque et une famille.
Ça a été épuisant, c’est vrai, mais aussi un incroyable moteur de dépassement de soi. Il y avait cette force motrice : on ne voulait pas seulement créer une entreprise, mais aussi un mode de vie plus aligné avec nos valeurs.
Vous avez choisi de vous autofinancer à 100 %, sans investisseurs. Pourquoi ce choix, et qu’est-ce que ça vous a permis de garder sous contrôle ?
C’est un choix qui a été à la fois volontaire… et un peu imposé, soyons honnêtes.
On savait dès le départ qu’on voulait garder la main sur notre projet, sans pression extérieure. On ne voulait pas avoir à faire de compromis sur la formulation de nos soins, sur notre exigence éthique ou sur notre engagement écologique juste pour coller à un tableau Excel. Mais il faut aussi dire que les dispositifs d’aide et de financement sont souvent calibrés pour les startups tech, les fintechs ou les projets spatiaux. Dès qu’on sort de ces rails-là, il y a peu de relais concrets — surtout pour une marque indépendante dans le secteur de la cosmétique durable.
Alors, on a décidé de faire avec nos propres moyens. On a lancé Dandy Craft avec notre épargne, beaucoup de débrouille et une bonne dose de conviction. Est-ce que c’est confortable ? Pas du tout. Mais est-ce que c’est cohérent avec ce qu’on veut défendre ? À 100 %.
Cette indépendance, c’est aussi ce qui nous permet aujourd’hui de faire des choix alignés : dire non au suremballage, refuser de faire du greenwashing pour plaire à tout prix, et ne faire aucun compromis sur la qualité. On avance peut-être plus lentement, mais on avance en accord avec nos principes. Et ça, pour nous, ça n’a pas de prix.
Est-ce que vous ressentez parfois le poids de cette indépendance, ou au contraire, c’est votre moteur au quotidien ?
Clairement… les deux. C’est un moteur puissant, mais qui demande de bien savoir gérer l’énergie qu’on y met.
Être indépendant, ça veut dire qu’on décide de tout. Et ça, c’est grisant. On trace notre route, on ne doit rendre de comptes à personne, on garde notre liberté de ton, de création, de rythme. On peut expérimenter, changer d’avis, tenter des choses. On ne fait pas du Dandy Craft pour plaire aux investisseurs, on le fait pour répondre à un besoin sincère : celui qu’on perçoit essentiellement chez nos clients, mais aussi le nôtre.
Mais cette liberté a un prix. Elle peut être lourde à porter, surtout quand les choses se corsent. Il n’y a pas de matelas de sécurité, pas de comité stratégique pour valider les décisions. Chaque choix pèse, parce qu’on sait qu’on engage notre avenir à trois, professionnellement et personnellement.
On traverse parfois des moments de fatigue, d’incertitude, où l’on se demande si on va y arriver. Mais on se rappelle pourquoi on a commencé. On repense aux retours des clients, aux échanges sincères sur les marchés de créateurs, aux soutiens reçus pendant la campagne de lancement… et ça remet du carburant dans la machine.
Notre indépendance, c’est à la fois ce qui nous épuise… et ce qui nous pousse à nous surpasser.
Votre campagne Ulule a très bien fonctionné. Comment vous l’avez pensée et préparée ? Est-ce que vous vous attendiez à un tel engouement ?
Franchement, non. On espérait que ça prenne, bien sûr, mais atteindre plus de 345 % de notre objectif initial, ça nous a bluffés. Et encore plus de réussir à devenir finalistes du concours Pitch Pitch d’Ulule, aux côtés de projets incroyables. Tout ça, à plus de huit mois de grossesse, c’était aussi intense que symbolique !
On a bossé comme des fous pour tout préparer, dans les moindres détails : les visuels, les textes, les offres, la stratégie de lancement… On voulait que chaque élément reflète vraiment l’ADN de Dandy Craft.
Cela dit, la campagne n’avait pas pour but de financer entièrement notre lancement, parce que — on ne va pas se mentir — créer une marque de cosmétiques indépendante qui produit elle-même dans son propre labo, avec un vrai engagement qualité, local et écoresponsable, c’est un investissement bien plus lourd que la somme que l’on pouvait espérer récolter.
Mais cette campagne a surtout été précieuse pour valider notre concept auprès des consommateurs et créer du lien avec une communauté engagée dès le départ.
On a aussi commencé à recueillir de premiers retours très concrets… et ça nous a donné envie d’aller encore plus loin.
Est-ce que cette campagne a changé votre façon de créer ou de faire évoluer vos produits ? Vous avez pu ajuster certaines choses grâce aux retours des premiers clients ?
Oui, clairement. On a toujours voulu que Dandy Craft soit une marque vivante, qui écoute et évolue avec les retours du terrain.
Bien qu’on ait préalablement réalisé plusieurs sessions de bêta-testing, la campagne nous a permis d’évaluer nos formules en conditions réelles. Et grâce aux retours de nos premiers clients, on a par exemple retravaillé la texture de nos gels douche, pour qu’elle soit plus enveloppante et agréable à l’usage. Ce sont des ajustements qu’on n’aurait peut-être pas identifiés aussi vite sans ce contact direct.
Depuis le lancement, c’est quoi la plus grosse galère que vous avez traversée ? Et comment vous avez rebondi ?
Il n’y a pas eu une seule « grosse galère », mais plutôt une succession de défis, très différents les uns des autres et parfois très rapprochés. Comme un parcours d’obstacles qu’on découvre en temps réel, sans plan du terrain.
Parmi les plus marquants : la hausse soudaine des prix des matières premières, liée au contexte actuel, alors qu’on venait à peine de finaliser nos formules. Le tout combiné à quelques mauvaises surprises avec des prestataires, des retards de production, ou encore des promesses non tenues sur lesquelles on comptait vraiment.
À côté de ça, il y a aussi les imprévus personnels et familiaux, parce que lancer une boîte, c’est intense — mais ça ne met pas la vie entre parenthèses. Il a fallu parfois ralentir, décaler des choses, accepter que certains imprévus passent avant le business.
Mais c’est ça aussi, l’entrepreneuriat : des montagnes russes permanentes. Des hauts grisants, des bas parfois vertigineux, mais toujours avec cette envie de construire quelque chose de vrai. On a appris à s’adapter, à faire preuve d’agilité, à rebondir, et surtout à garder le cap à deux.
Est-ce qu’il y a eu des moments où vous avez eu envie de tout arrêter ? Et qu’est-ce qui vous a permis de tenir bon, ensemble ?
Oui, clairement. On serait malhonnêtes de dire le contraire.
Il y a des périodes où tout semble se mettre en travers de notre route, où l'énergie et le moral ne sont plus vraiment au rendez-vous. Des moments où on se regarde et on se dit : “Mais pourquoi on s’inflige ça, en fait ?” Surtout quand on est seuls à porter le projet, sans filet de sécurité, tout en gérant une vie de couple et un jeune enfant.
Mais ce qui nous fait tenir, c’est cette conviction profonde qu’on construit quelque chose de juste, à notre échelle. C’est aussi le fait d’être deux à la barre : quand l’un vacille, l’autre assure deux fois plus. Et inversement. On se connaît par cœur, on sait quand laisser l’autre souffler, quand relancer la machine, quand simplement écouter.
Et puis, il y a tous ces petits signaux extérieurs : un retour client touchant, une belle rencontre, ou encore une opportunité au bon moment qui nous rappellent pourquoi on a commencé.
Dandy Craft, ce n’est pas juste une marque. C’est notre projet de vie. Et quand on le voit prendre forme petit à petit, malgré les tempêtes, ça nous redonne l’élan pour continuer à y croire.
Solène, tu t’es aussi lancée avec SquidCom. Pourquoi ce choix, et comment tu arrives à jongler entre deux projets aussi prenants ?
Créer SquidCom, c’était autant un choix de passion qu’un choix stratégique. Dandy Craft nous tient évidemment très à cœur, mais comme toute jeune marque autofinancée, elle met du temps à devenir rentable.
J’avais aussi — et surtout — cette envie de venir en soutien aux indépendants, aux petites structures, aux marques naissantes… tous ceux qui, comme nous, n’ont pas forcément les codes ou les moyens pour faire appel à une grosse agence. Avec SquidCom, je propose un accompagnement sur mesure, humain et accessible, pour les aider à construire une image de marque différenciante, ancrée dans un vrai storytelling. C’est une manière de réinjecter du sens dans la com’, de la rendre plus juste et plus incarnée.
Évidemment, jongler entre deux projets aussi exigeants n’est pas de tout repos. Mais l’un nourrit l’autre : mon regard de communicante me sert pour Dandy Craft, et mon expérience d’entrepreneure enrichit ce que je propose chez SquidCom.
L’équilibre est mouvant, mais il tient parce qu’il est aligné avec ce qui m’anime profondément.
À travers Dandy Craft, qu’est-ce que vous avez envie de transmettre au-delà du produit ? Quelles sont les valeurs qui vous tiennent vraiment à cœur ?
Dandy Craft, ce n’est pas juste une marque de cosmétiques. C’est une démarche engagée, un mode de vie que l’on revendique, une manière de faire autrement, et une entreprise indépendante à taille humaine, en conscience et avec exigence.
Ce qu’on veut transmettre avant tout, c’est qu’on peut consommer moins, mais mieux. Nos soins sont formulés et fabriqués localement, ici au Luxembourg, à partir d’ingrédients d’origine naturelle soigneusement sélectionnés. On travaille sans conservateurs controversés, sans greenwashing. C’est aussi pour ça qu’on a fait le choix de ne proposer aucun emballage plastique à usage unique, en optant pour des matériaux durables comme l’aluminium (recyclé et recyclable à l’infini) pour nos pots et flacons.
L’écoresponsabilité est au cœur de notre démarche, mais elle ne s’arrête pas au produit. On produit en petite série, pour éviter le gaspillage. On ne fait pas d’échantillons à usage unique. On choisit nos packagings en fonction de leur impact environnemental réel, et non de leur aspect marketing. On assume un positionnement radicalement clean et transparent, même si cela signifie aller à contre-courant de ce que le marché impose parfois.
Au-delà de ça, il y a une vraie volonté de rendre la cosmétique plus accessible et plus lisible : chaque soin répond à un besoin précis, avec un langage simple, sans promesses irréalistes. On veut retisser une relation de confiance avec les consommateurs, leur permettre de reprendre le pouvoir sur ce qu’ils appliquent sur leur peau, en toute connaissance de cause.
Et puis, il y a l’humain. On est une petite structure, portée par un couple, un projet de vie. Et ça se ressent dans notre façon de travailler, d’échanger, de présenter nos produits. On veut garder cette proximité, cette authenticité et cette cohérence à chaque étape.
Ce qu’on propose avec Dandy Craft, ce n’est pas juste une crème ou un gel douche : c’est une autre façon de consommer, de fabriquer et de faire du business.
Vous êtes parmi les seuls à proposer ce type de marque au Luxembourg. Vous vous sentez un peu pionniers dans votre domaine ici ?
Quand on a lancé Dandy Craft, on s’est vite rendu compte qu’il y avait très peu d’acteurs cosmétiques indépendants qui proposaient une démarche aussi poussée ici au Luxembourg : formulation maison, production locale, ingrédients d’origine naturelle, zéro plastique à usage unique, transparence totale sur la composition, énergie renouvelable… On n’a pas juste coché des cases marketing : on a tout pensé pour que nos engagements se reflètent à chaque niveau du projet.
Et ce positionnement engagé, un peu “hors cadre”, fait que parfois, on se sent un peu seuls face à des normes ou à des attentes du marché qui ne sont pas forcément pensées pour les petites structures comme la nôtre. Mais on y croit, et on persévère.
Le fait que Dandy Craft soit l’unique et première marque « Made in Luxembourg » shortlistée aux European Natural Beauty Awards cette année, aux côtés de marques internationales, est une vraie reconnaissance. Ça montre que, même dans un petit pays comme le Luxembourg, avec peu d’infrastructures dédiées à la cosmétique artisanale, on peut faire émerger des projets solides, cohérents et inspirants.
Et quelque part, si on peut ouvrir la voie à d’autres initiatives locales, contribuer à faire évoluer les mentalités ou les standards du secteur ici, alors on aura réussi quelque chose d’encore plus grand que notre marque.
Si on se projette un peu, vous vous voyez où dans cinq ans ? Quel est votre grand rêve pour la suite de Dandy Craft ?
Dans cinq ans, on espère que Dandy Craft sera devenue une référence en cosmétique naturelle au Luxembourg et dans la Grande Région. On ne court pas après une croissance folle ni une levée de fonds spectaculaire, mais on veut ancrer durablement notre marque, avec une distribution plus large et une vraie communauté engagée autour de nos valeurs.
L’idée, c’est de continuer à faire grandir le projet sans jamais perdre l’ADN artisanal qui fait notre différence. On rêve d’un atelier-boutique ouvert au public, d’un lieu vivant et chaleureux, où les gens peuvent venir découvrir les coulisses de la fabrication, poser des questions, sentir, toucher, comprendre… Bref, remettre du lien et du sens dans l’acte de consommer.
Nous sommes aussi déjà à l’œuvre pour étoffer notre gamme de soins (notamment avec des éco-recharges), toujours dans la même logique de qualité, de transparence et de durabilité. Et pourquoi pas développer des collaborations locales avec d’autres artisans, créateurs ou marques engagées.
Et puis au fond, notre plus grand rêve, c’est que Dandy Craft devienne une marque qui inspire : par sa sincérité, son exigence, sa manière d’entreprendre autrement. Si on peut prouver qu’il est possible de faire les choses bien, à son échelle, en restant fidèle à soi-même, alors on aura déjà tout gagné.

Diplômée en 2010 de l’École Française des Attachés de Presse, Solène a d’abord fait ses armes à Paris, puis au Luxembourg, en agence comme chez l’annonceur, dans des secteurs aussi variés que la gastronomie, l’agroalimentaire, l’hôtellerie de luxe ou la lingerie haut de gamme. Installée au Luxembourg depuis 2016, après son mariage avec Michel-Ange, elle co-pilote aujourd’hui l’aventure Dandy Craft, tout en lançant en parallèle sa propre agence de communication à destination des autres entrepreneurs et indépendants, baptisée « SquidCom », née officiellement en mai 2024.

Chimiste de formation, Michel-Ange se heurte à un marché de l’emploi saturé dans son domaine à la sortie de ses études. Il choisit alors de se reconvertir dans l’informatique en autodidacte, se spécialisant dans le testing IT grâce à des formations exigeantes soutenues par son premier employeur dans les assurances. En 2016, il obtient une mutation qui lui permet de s’installer au Luxembourg avec Solène, avec qui il entame une nouvelle vie placée sous le signe de l’équilibre et d’un cadre plus serein pour fonder une famille. Après plusieurs années passées chez de grands groupes au Grand-Duché, en tant que prestataire externe puis salarié, il quitte tout en 2021 pour se consacrer à temps plein à Dandy Craft, un projet dans lequel il met autant de passion que de rigueur.
NEWSLETTER
Je m’abonne pour recevoir les prochains numéros de WeAre directement dans ma boite mail 💌
Créé avec ©systeme.io