

La persévérance, on l’associe souvent à l’idée de ne jamais lâcher, coûte que coûte. Mais pour Marie, c’est tout autre chose : savoir s’adapter, trouver du sens et transformer chaque obstacle en tremplin. Entre ses études, ses projets et les épreuves personnelles, elle a appris que persévérer, ce n’est pas s’entêter… c’est avancer avec lucidité.
☀️ Quelle a été l’épreuve la plus difficile où tu as dû t’accrocher sans lâcher ?
L’épreuve la plus difficile a sans doute été de concilier trois vies en parallèle : mes études, mon expérience professionnelle et le développement d’un projet entrepreneurial. Cela a demandé beaucoup d’organisation, de discipline et surtout une vraie détermination pour ne pas lâcher malgré la charge de travail et les imprévus.
Heureusement, je n’étais pas seule dans cette aventure. J’ai pu compter sur ma partenaire de toujours, Margaux Arnould, qui est devenue mon associée. On a commencé à réviser côte à côte sur les bancs de l’école et, petit à petit, on est passées des exercices fictifs au concret !
☀️ La persévérance, c’est quelque chose d’inné chez toi ou une qualité que tu as construite avec le temps ?
Je dirais que c’est un peu des deux. J’ai toujours eu cette envie de travailler, de m’investir et d’aller chercher plus loin, donc quelque part, la persévérance a toujours fait partie de ma personnalité.
Mais c’est aussi avec le temps que je l’ai vraiment construite. Chaque nouvelle étape, chaque responsabilité supplémentaire m’a poussée à développer cette qualité. Plus les responsabilités augmentaient, plus j’ai appris à rester constante dans l’effort et à transformer les obstacles en leviers pour avancer.
☀️ Quelle est, selon toi, la plus grande idée reçue sur la persévérance ?
La plus grande idée reçue, c’est de penser que la persévérance signifie avancer coûte que coûte, sans jamais s’arrêter ni douter. On l’imagine souvent comme une ligne droite où il suffit de “tenir bon” quoi qu’il arrive.
En réalité, la persévérance, c’est aussi savoir prendre du recul, ajuster sa trajectoire et accepter les moments de doute. Ce n’est pas de l’entêtement : c’est la capacité à continuer malgré les épreuves, tout en restant flexible et lucide.
☀️ Où places-tu la limite entre persévérer et s’obstiner inutilement ?
La limite, je la place dans le sens que cela apporte. Persévérer, c’est avancer avec un objectif clair et une progression, même si elle est lente. S’obstiner, c’est continuer juste pour continuer, sans que cela n’ait plus vraiment de sens ni de valeur ajoutée.
Je pense qu’il faut savoir écouter les signaux : si chaque effort ouvre de nouvelles perspectives, ça vaut la peine de persévérer. Mais si malgré tout cela ne mène nulle part et qu’on s’épuise, alors il vaut mieux ajuster ou changer de direction.
☀️ Une personne ou une expérience a-t-elle marqué ta façon d’aborder les défis ?
Oui, clairement : ma mère a toujours été mon modèle dans la vie. Après avoir mis notre éducation au premier plan, elle a eu la persévérance et le courage de reprendre ses études. Une fois adultes, elle a suivi des formations, des cours du soir et a construit une nouvelle trajectoire professionnelle.
Grâce à son parcours, j’ai compris qu’il n’y a jamais de moment “trop tard” pour avancer et que, dans la vie, il faut toujours se donner les moyens de réussir. Sa détermination m’inspire encore aujourd’hui dans la façon dont j’aborde mes propres défis… et je crois qu’elle ne réalise pas à quel point son exemple continue de me guider.
☀️ Comment savoir quand il vaut mieux s’arrêter plutôt que s’acharner ?
La clé, c’est de savoir évaluer ce que nos efforts apportent réellement. Tant qu’il y a une progression, même minime, ou que l’on sent que cela ouvre des perspectives, ça vaut la peine de continuer.
En revanche, quand l’énergie dépensée ne génère plus d’évolution, que cela devient une source d’épuisement sans issue, alors il est plus sage de s’arrêter ou de réorienter ses efforts. Savoir lâcher prise, c’est aussi une forme de persévérance.

Marie BORN est une entrepreneure spécialisée en communication digitale et stratégie de marque. Diplômée d’une école de commerce, elle a cofondé Marjaux, une agence accompagnant les entreprises sur les réseaux sociaux.
Avec une approche créative et analytique, elle aide ses clients à développer une présence en ligne forte, en alliant stratégie de contenu, animation des communautés et optimisation de l’image de marque.
Passionnée par les défis du numérique, elle fait évoluer son agence pour proposer des solutions toujours plus performantes et innovantes.
NEWSLETTER
Je m’abonne pour recevoir les prochains numéros de WeAre directement dans ma boite mail 💌
Créé avec ©systeme.io