

Vous avez décroché le poste. Celui qui change le regard des autres... et parfois le vôtre aussi. Mais derrière la promotion, il y a souvent une réalité beaucoup moins racontée : apprendre à gérer une pression nouvelle, avancer sans repères clairs et devoir inspirer confiance avant même de se sentir totalement prêt.
Félicitations. Vous venez d’être nommé. Et maintenant ?
Nouveau titre, nouveau périmètre, nouveaux enjeux. Les regards changent. Les réunions aussi. Les relations, encore plus.
Et dans votre tête, cette petite voix redoutable : « Suis-je vraiment à la hauteur ? »
Bienvenue dans le club. Celui où tout change, sans que personne n’en parle vraiment.
Le chiffre qu’on préfère ignorer
Selon une étude de Heidrick & Struggles portant sur 20 000 recrutements, 40 % des dirigeants qui prennent un nouveau poste senior échouent ou quittent leur fonction dans les 18 premiers mois.
Pas par manque de compétences. Mais parce que la transition a été mal menée.
Le nouveau dirigeant fait semblant de tout savoir. Son entourage fait semblant de croire qu’il sait déjà tout.
Entrer en scène sans avoir répété
Prendre un premier poste à haut niveau, c’est entrer en scène sans avoir eu le temps de répéter. Avec toute la salle qui vous observe.
Vous devez vous ajuster vite. Trouver votre voix, le bon volume, le bon tempo.
Parler avec assurance, sans écraser. Aller vite, sans précipitation. Adapter radicalement votre discours selon que vous vous adressez à votre équipe terrain ou à votre board.
Il faut aussi lire entre les lignes avant même d’avoir lu les lignes.
Décoder les agendas cachés. Comprendre ce que chacun défend vraiment. Identifier les alliés, les freins, les zones de tension. Les vrais enjeux ne sont presque jamais dans les organigrammes.
Et puis, garder une fenêtre ouverte sur le monde.
Le risque, c’est de se laisser absorber par le seul prisme de l’entreprise. Alors qu’il est essentiel de s’inspirer d’autres univers, de se confronter à d’autres regards, et de faire rayonner son image au-delà de son périmètre officiel.
L’erreur la plus coûteuse
Faire semblant.
Semblant d’être à l’aise. Semblant de maîtriser. Afficher une façade solide quand les fondations sont encore fragiles.
C’est un réflexe humain. Mais c’est aussi ce qui peut fabriquer les échecs des 18 premiers mois.
Ce que les meilleurs font différemment
Ils se font aider.
Et ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la stratégie.
Se faire accompagner dans sa prise de poste, c’est s’offrir un espace pour poser les vraies questions, tester son mode de décryptage et de décision, travailler sa posture avant que les enjeux ne soient trop élevés pour expérimenter.
Alors, vous qui venez d’être nommé : qu’attendez-vous pour arrêter de faire semblant ?

Magali ZUBER a plus de 25 ans d’expérience aux côtés des dirigeants, dont 10 ans en comité exécutif dans des environnements complexes. Passée par des fonctions variées — marketing, audit, CRM, distribution et direction générale — elle a notamment été Head of Marketing & Distribution chez AXA Luxembourg et directrice de cabinet d’un CEO d’un groupe de 25 000 collaborateurs.
Aujourd’hui executive coach et sparring partner de dirigeants, elle accompagne leaders et hauts potentiels dans leurs moments de décision pour les aider à clarifier leurs choix, rester alignés et diriger avec impact.
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