Possible@Lux | Possible ou pas de signer des contrats grâce à son personal branding ?

Et si LinkedIn devenait ton meilleur levier pour trouver des clients au Luxembourg ? À travers son retour d’expérience, Nicolas Mathias raconte comment le personal branding peut, avec le temps, remplacer la prospection classique et créer de vraies opportunités.

La réponse est oui. Depuis que je me suis lancé en août 2024, j’ai eu la chance de collaborer avec pas mal d’entreprises, dont une dizaine avec lesquelles le premier contact s’est fait via LinkedIn. Pour la plupart, elles m’ont contacté directement, sans que j’aie besoin de faire du démarchage.

On va dire que je suis de la génération Facebook. J’avais 15 ans quand le premier réseau social « moderne » est apparu, et depuis, j’ai toujours créé du contenu. J’ai aussi un compte Instagram autour de ma passion pour les jeux de société, qui compte aujourd’hui plus de 10 000 abonnés. Du coup, quand je me suis lancé dans l’entrepreneuriat, communiquer sur LinkedIn m’a semblé assez évident. D’autant plus que, selon moi, c’est encore un réseau largement sous-exploité au Luxembourg.

Au début, quand j’avais plus de temps et sans doute un peu moins de clients, je partageais surtout des conseils sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. Puis, petit à petit, j’ai commencé à publier des photos de moi en formation ou lors de soirées networking. Le fait de taguer d’autres personnes a rapidement boosté la visibilité : plus d’interactions, plus de vues sur mes posts et sur mon profil.


Et c’est là que ça a vraiment commencé à devenir intéressant.

Ma vision du personal branding est assez simple : c’est la manière dont on choisit de montrer ce qu’on fait, ce qu’on sait faire et ce qui nous anime, pour être identifié comme la bonne personne sur un sujet précis. Je ne publie pas de posts qui font directement la promotion de mes services. J’essaie plutôt d’être utile, cohérent et régulier, en postant quatre à cinq fois par semaine. À force de voir passer les contenus d’une même personne, les gens finissent par comprendre naturellement ce qu’elle fait, pourquoi elle le fait et si elle peut les aider.

Je me suis aussi beaucoup formé aux bonnes pratiques de LinkedIn, via YouTube ou des webinaires. Ce qui fait vraiment la différence, selon moi, c’est d’avoir un profil pensé comme une vitrine qui convertit : on doit y comprendre rapidement ce que tu fais, avec qui tu travailles et pourquoi.

Pour donner un exemple concret, il y a quelques mois, j’ai publié un post dans lequel j’expliquais avoir formé une SIS au Luxembourg sur ChatGPT. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un message privé d’un directeur d’ASBL qui avait vu le post et qui me demandait si je pouvais proposer la même chose à son équipe. Le post n’était pas « vendeur », il donnait simplement les grandes lignes de la formation.

Le simple fait de montrer que je collaborais avec cette structure a immédiatement renforcé ma crédibilité auprès de ceux qui la connaissaient déjà. En étant, quelque part, « validé » par leur réputation, j’ai inspiré plus facilement confiance aux autres.

En résumé, le contenu sert à capter l’attention et à renvoyer les gens vers ton profil. Si celui-ci est bien optimisé, le taux de conversion peut être très bon. L’objectif, c’est qu’en quelques secondes, un prospect ou n’importe quel pro ait envie de travailler avec toi.

Avec le temps, j’ai aussi compris les limites. On ne signe pas uniquement en publiant des posts. On signe parce qu’on arrive à créer un climat de confiance sur la durée. Les gens ont surtout besoin de comprendre deux choses : « Quel problème tu peux résoudre pour moi ? » et « Avec qui as-tu déjà travaillé ? »

C’est encore plus vrai sur le marché luxembourgeois, souvent plus fermé que les marchés belge, français ou allemand, où il faut vraiment se battre pour obtenir des rendez-vous et se faire une place. En misant très tôt sur le personal branding via LinkedIn, j’ai probablement gagné plusieurs années que j’aurais sinon passées à faire de la prospection pure. Honnêtement, je recommande à celles et ceux qui veulent s’implanter ici d’y aller à fond.


Nicolas MATHIAS est formateur en intelligence artificielle générative et accompagne les entreprises dans l’adoption concrète de l’IA grâce à des formations pratiques et adaptées aux besoins des équipes.

Fort de plus de dix ans d’expérience en stratégie digitale, création de contenus et accompagnement professionnel, il aide aujourd’hui les organisations à transformer leurs méthodes de travail et à tirer pleinement parti des assistants IA.

Son approche : rendre l’IA accessible, utile et immédiatement actionnable pour tous.